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Le superbe tableau de Fabritius "Le Chardonneret" est le fil d’Ariane de l’histoire chaotique de Theo incapable de faire le deuil de sa mère qu’il vient de perdre brutalement. Un tableau vient au secours d’une âme douloureuse à travers un thriller…

 

Theo a une attirance mystérieuse pour ce petit tableau magnifique, comme on peut l’avoir pour l’art et tout ce qui est beau. Cette miniature de Carel Fabritius, datant de 1654, le ramène à sa mère qui lui en a fait découvrir les charmes et les secrets juste avant de mourir. Il ignore sans doute qu’il poursuit en même temps les zones obscures de sa propre âme encore douloureusement silencieuse. La petite œuvre d’art révèle peu à peu à Theo des réflexions de plus en plus matures qui se dévoileront clairement enfin à la fin du livre avec des phrases qui raisonneront aussi surement dans le cœur du lecteur…

Le seul regret que je pourrais avoir, c’est la chute décadente de Théo qui se noie un peu trop dans la drogue. On a presque une over dose à lire certains chapitres alors que certains évènements et remises en questions appelleraient plus de pages. On reste frustré par instant de phrases intimes intéressantes que l’on aimerait approfondir au lieu de cette fuite dans la drogue systématique.

Ceci dit je ne peux pas renier avec quel plaisir j’ai été happée par l’écriture deDonna Tartt et je n’ai pas pu lâcher ce livre jusqu’à la dernière page !

Ce roman labyrinthe envoûtant où l’on se perd avec inquiétude et bonheur, et qui nous hante encore longtemps après l’avoir fermé...